Je mange

« What the health », le véganisme et moi

24 juillet 2017

Tu le sais probablement si tu me suis depuis un moment, l’alimentation est un sujet qui me tient à coeur. J’ai commencé à m’y intéresser tout naturellement après être entrée dans la vie active. Je devais non seulement gérer mon alimentation et mes menus moi-même, mais j’ai aussi été confrontée à ma première vraie prise de poids, passant plus de 8h par jour assise à un bureau et travaillant en horaires décalés.

J’ai fait un partenariat avec Weight Watchers qui m’a appris beaucoup de choses, j’ai été suivie par une diététicienne, j’ai beaucoup lu et j’ai été tentée par les régimes sans sucre et cétogène… Pour finalement toujours revenir dans mes travers car ma relation avec la nourriture est devenue très psychologique. Si je vais mal, je mange mal. Si je vais bien, je mange bien. J’essaie de sortir de ce cercle vicieux mais c’est très difficile. La première et presque unique raison de ma mauvaise alimentation c’est le boulot. J’ai des périodes qui sont hyper intenses, je rentre chez moi sur les rotules sans un seul neurone disponible pour penser le repas, et j’ai juste envie d’une pizza ou autre plat vite préparé et tout aussi vite avalé. Du coup, mon poids joue encore et toujours au yoyo.

J’ai l’impression que le rythme au bureau est tout doucement enfin en train de ralentir pour se mettre à l’heure d’été et il me tarde d’avoir l’énergie pour reprendre mes séances de vélo elliptique et le chemin vers la cuisine. J’ai d’ailleurs repris mon abonnement HelloFresh pour avoir de chouettes recettes et tous les ingrédients nécessaires à la maison pour les préparer (en passant par mon lien de parrainage tu auras 25€ de réduction sur ta première box et moi aussi sur les prochaines).

Ce n’est pas pour dire tout ça que j’ai décidé de parler d’alimentation aujourd’hui mais parce que j’ai regardé 2 documentaires sur Netflix qui m’ont encore donné du grain à moudre : What the Health et Food Choices.

Les 2 documentaires traitent de thématiques similaires mais de façons différentes, et sont clairement alarmistes. Selon eux, les causes des maladies d’aujourd’hui telles que le diabète, le cancer, les maladies cardio-vasculaires ou l’ostéoporose viennent de notre alimentation. Ils dénoncent les produits issus de l’industrie agroalimentaire (surtout la viande, la volaille, les produits laitiers et les oeufs) et les sponsors parfois tendancieux d’associations consacrées à ces maladies (l’association américaine du diabète soutenue par une industrie de la viande par exemple). Ce sont des documentaires dont le point de vue est très orienté et loin de la neutralité. C’est ce qui me dérange à chaque fois et fait que je ne sais plus trop à quel saint me vouer, chacun prêchant pour sa paroisse.

J’ai vu en premier What the Health, du coup Food Choices c’était beaucoup de redite pour moi, donc je vais me concentrer sur ce premier. Le réalisateur et narrateur se concentre sur 3 maladies : le diabète, le cancer, les maladies cardio-vasculaires. Pour ces 3 maladies, les produits animaux sont blâmés. Ils causeraient le diabète selon le Docteur interviewé (qui est le président d’une organisation sans but lucratif qui promeut l’alimentation végétale mais ça on se cache bien de nous le dire dans le documentaire). Les viandes transformées et les viandes rouges causent le cancer (c’est pas faux mais il n’y a pas que ça). Manger un oeuf par jour équivaut à fumer 5 cigarettes par jour. Cela envoie du lourd !

Ce qui m’a fait réfléchir tout de même à mon alimentation (surtout quand on dit qu’un jaune d’oeuf est conçu pour nourrir un poussin pendant 21 jours) mais aussi à faire quelques recherches.

Je suis tombée sur cet article de La Fenouillade très bien documenté sur What the Health, et dont l’auteur est elle-même végane.

J’ai beaucoup apprécié qu’elle remette le documentaire en perspective. Elle regrette que cette façon de faire décrédibilise le mouvement végane et je suis plutôt d’accord avec elle, moi qui ne suit pas végane. C’est trop sensationnaliste, on doute des éléments scientifiques expliqués, on sent que certes la question posée par le documentaire est intéressante mais que le réalisateur savait déjà quelle réponse il voulait lui apporter et a donc orienté ses recherches et sa narration en ce sens. On se sent floué finalement et le mouvement végane peut passer pour « agressif », limite sectaire.

Par contre, je le redis, ce documentaire pousse tout de même à s’interroger. Moi qui ne suis ni végane ni végétarienne (plutôt flexitarienne), je me pose beaucoup de questions sur ma consommation de produits provenant des animaux. Mais j’ai 2 poules à la maison qu’on adore, elles viennent demander des caresses chaque fois qu’on rentre dans le poulailler, on contrôle leur alimentation et leurs oeufs sont loin de ceux que nous achetions en supermarché. Je ne pense pas que ce soit donc comparable avec les oeufs d’un poulet de batterie, bourré d’hormones et autres saloperies.

C’est cette distance que j’aimerais bien trouver dans un documentaire. L’industrie agroalimentaire et ses pratiques sont loin de me plaire, et lorsque je le peux je me concentre sur des produits venant de fermes belges, à plus petite échelle. Je n’achète ni poulet élevé en batterie, ni oeufs en provenant puisque nous avons nos 2 poules. Mais ces oeufs se retrouvent dans des biscuits ou autres préparations que j’achète parfois de temps en temps par exemple donc j’y participe quand même.

Les deux documentaires que je qualifierais presque de films puisque très orientés m’ont clairement donné envie d’éviter les produits transformés et de cuisiner au maximum ce que je mange. D’avoir de bons produits dans mon assiette qui ont été cultivés/produits de manière saine. Depuis que j’ai quitté Bruxelles j’ai tendance à acheter à nouveau mes aliments en supermarché mais plein de magasins bio ont ouvert dans ma commune donc j’ai beaucoup plus de choix pour me diriger vers des aliments qui correspondent à mon éthique.

Par contre je suis toujours en quête de La Vérité en matière d’alimentation, surtout au niveau nutritionnel. Et je me demande si elle ne rime pas avec « bon sens » et « modération ».

  • L’eau Rance Mare Thym

    Merci pour cet article j’ai vu What the health il y a une dizaine de jours, et j’en pense exactement la même chose que toi… J’étais mal à l’aise pendant tout le visionnage, et je trouvais que, clairement, ce documentaire quasi extrêmiste, qui ne prenait aucune distance… ne rendait pas service aux végans.

    Sinon, en effet, dans ta commune (que je partage… presque ! Suis à CSE), outre Biostory, si tu veux du pur local pour tes légumes, du bon, du délicieux, et deux maraichers adorables… Zieute du côté du « Trio de la grelinette » à CSE (ils ont une page FB), tu ne seras pas déçue !

    Bises

    Laurence (qui te lit depuis des lustres mais qui commente pour la première fois)

    • Hello Laurence !

      Merci beaucoup d’avoir laissé ton premier commentaire ici

      Je ne connaissais pas le trio de la grelinette, je vais surveiller ce qu’ils ont en stock régulièrement car ça a l’air sympa, et pratique pour passer commande. Merci beaucoup pour le conseil.

      Pour le moment je me suis à nouveau abonnée à Hello Fresh, il y a beaucoup de légumes dans leurs recettes et comme mon homme n’en mange quasi pas, j’utilise ce qu’il me reste pour faire des salades ou des soupes donc j’ai moins besoin d’acheter des légumes supplémentaires. Mais une fois qu’on sera en automne pour du vrai, même si ce qu’on a pour le moment comme météo y ressemble pas mal, je ferai beaucoup plus de soupes donc ça peut être un bon endroit où me fournir

      Quant au docu What the Health, depuis mon visionnage j’essaie effectivement de réduire ma consommation de produits transformés (biscuits, charcuterie, etc.). Le scandale des oeufs au Fipronil montre à nouveau que l’industrie agroalimentaire a énormément de lacunes… Mais je suis encore loin d’être végétarienne et donc encore moins végane.

  • Bonjour Laura ! Et merci d’avoir partagé mon article sur What The Health. Je n’ai pas vu le deuxième documentaire dont tu parles, Food Choices. Le recommanderais-tu du coup ?
    Sinon concernant le fait d' »aller mal et manger mal », j’avais une relation à la nourriture un peu similaire à ça pendant mes études, où le fait de stresser pour les examens me faisait manger double, parfois des bonnes choses mais souvent des mauvaises (ce qui avait pour effet d’empirer mon cas vu que je me disais qu’en plus de rater mes examens — et donc ma vie — j’allais probablement finir avec les fesses de Kim Kardashian).
    En sortant de mes études j’ai petit à petit réussi à inverser ce schéma, en me mettant du baume sur le coeur via la nourriture, mais dans le bon sens du terme cette fois : lors d’un coup de blues je m’enfile un grand bol de soupe ou une assiette pleine de légumes, et le fait de me dire qu’au moins mon corps est en forme malgré la tempête battante dans ma tete, m’apaise souvent. Je ne sais pas si cette optique marcherait pour toi, je te le souhaite en tout cas

    Bisous !

    • Hello à toi et merci pour ton passage ainsi que d’avoir laissé un commentaire

      Je ne recommande pas Food Choices si on a déjà vu What the Health, il y a énormément de redite et des experts en commun. Le documentaire a l’air un poil moins orienté que l’autre mais est tout aussi alarmiste.

      C’est hyper intéressant ce que tu me racontes sur ta relation avec la nourriture ! J’ai décidé de retourner voir un diététicien, j’en ai trouvé un près de chez moi qui est aussi un peu « psychologue de la nourriture » comme il dit et j’espère que ça peut m’aider à changer mes habitudes. Ma diététicienne précédente me faisait un plan alimentaire sur base de mes goûts, mais on n’allait pas beaucoup plus loin. Je le suivais car j’avais « la menace de la consultation » puis une fois mon poids idéal atteint, je finissais par retomber dans mes travers et reprendre le poids perdu. J’ai envie de comprendre pourquoi j’ai ces mauvais réflexes de me donner de la mauvaise nourriture quand je me sens mal. Et m’en débarrasser !

      J’aimerais beaucoup pouvoir me dire « je vais mal donc je vais manger quelque chose qui fera du bien à mon corps » plutôt que de foncer sur une pizza ou un grand plat de pâtes…