Je m'habille

Mon premier sac Clio Goldbrenner et expérience d’une vente privée

18 novembre 2013

Lorsque j’ai appris que Clio Goldbrenner faisait une vente privée ce week-end, mon sang n’a fait qu’un tour : c’est une marque belge dont je souhaitais absolument posséder un sac. La mode et la Belgique s’entendent très bien, si j’ai l’occasion de m’offrir une pièce imaginée par quelqu’un de notre plat pays, je n’hésite jamais.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre au niveau des prix et des modèles mais je savais ce que je voulais : un sac noir, petit et chic. Je suis arrivée à l’atelier de Clio Goldbrenner samedi à 11h30, alors que ça commençait à 11h. C’était ma première vente privée de ce genre et j’ai assez vite déchanté lorsque j’ai vu la file et celles qui parlaient d’une bonne heure de queue.

J’ai néanmoins fait un tour dans le showroom et j’ai très vite constaté qu’il n’y avait pratiquement plus aucun sac noir. J’ai donc repéré le Calliope qui était à -50% car probablement d’une ancienne collection, qui était un peu plus grand que ce que j’avais en tête et porté main alors que je pensais plutôt à une bandoulière. J’ai repéré deux pochettes et un autre sac en back-up mais aucun de ceux-là n’étaient noirs : plutôt camel et cognac.

Photo de la vente privée Clio Goldbrenner

Sacs qui n’étaient pas bradés lors de la vente (il y avait certaines pièces uniques)

Aucun fair play

Il faut dire que sur le papier, le concept était plutôt simple : nous avions une liste avec tous les produits vendus, il nous suffisait de regarder dans le showroom, toucher les sacs, les ouvrir, les essayer puis les remettre en place et cocher ce que nous voulions sur la liste. Faire la queue et payer.

Mais en réalité, c’était bien plus complexe que cela. J’ai été un peu choquée de voir autant de manque de fair play. Certaines filles gardaient les modèles du showroom au bras et faisaient la queue avec. Afin que d’autres filles ne sachent pas que le coloris ou le modèle était encore dispo. Ou s’assurer d’avoir au moins le modèle d’expo si des filles devant elles dans la queue prenaient le même sac.

Les jeunes filles qui aidaient dans la coordination de la vente étaient trop débordées que pour s’arrêter et faire une remarque, mais même en les mettant devant le fait accompli, personne ne disait rien. J’ai entendu une cliente raconter à son amie, devant moi dans la file, qu’elle a fait la queuependant 1h30 pour enfin arriver à la « caisse » et s’entendre dire que le modèle qu’elle voulait n’était plus dispo. Du coup, elle a voulu prendre le modèle d’expo mais une fille faisait la queue avec et les vendeuses ne lui ont rien dit. La cliente est repartie bredouille après avoir perdu 2h de son temps…

 Un manque d’organisation

Le principe était d’arriver à la table de paiement et de donner sa commande aux jeunes filles qui se chargeaient d’aller chercher le(s) sac(s) à l’arrière. À cette table, plusieurs clientes hésitaient encore et demandaient à revoir des sacs, inspectaient, triaient alors que normalement leur choix aurait déjà dû être fait. Voyant ce que d’autres achetaient, elles changeaient d’avis et voulaient la même chose, demandaient s’il y en avait encore, dans quels coloris, à les voir. Et les jeunes filles s’exécutaient. Tout cela faisait perdre énormément de temps. Après avoir donné ma commande, j’ai dû attendre un bon quart d’heure si pas presque une demi-heure avant qu’une jeune fille revienne avec mon sac. Je me suis fait dépasser par des dizaines de personnes. C’était bien parce que le sac était à -50% sinon j’aurais abandonné, comme d’autres l’ont fait avant moi.

Sac Clio Goldbrenner Calliope V2 black

My precious Photo prise dans la voiture juste après l’achat! Je l’aurais bien shooté en action mais nous étions pressés de partir, affamés que nous étions

Je n’ai quitté l’atelier qu’à 13h30 soit deux heures après mon arrivée. La plupart des personnes présentes achetaient les mêmes choses : des grands modèles (principalement achetés par des jeunes filles de 16 – 22 ans) et des pochettes (principalement achetées par des dames à la cinquantaine bien entamée). J’ai vu très peu de filles de mon âge. Cela n’a fait que me conforter dans mon choix. Je n’ai donc pas eu de mal à avoir mon sac, par contre j’aurais bien aimé acheter un portefeuille aussi mais il n’y en avait plus qu’un, en orange.

C’était donc une expérience intéressante mais très éprouvante et dans le fond, très injuste. Je n’aurais vraiment pas voulu être à la place des autres clientes qui ont fait la file pour rien, suite au manque de fair play d’autres personnes à qui biensûr personne ne dit rien.

Si d’autres ventes de ce type sont organisées dans le futur, je m’y rendrai probablement encore. J’aime beaucoup le travail de cette créatrice et la délicieuse odeur de vrai cuir de ses créations. Mais je viendrai un peu plus tard, quitte à avoir moins de choix. Et j’espère sincèrement que l’organisation sera meilleure…

Big up à mon amoureux qui m’a accompagnée ce jour-là sans savoir où il mettait les pieds et qui a attendu patiemment, avec moi, que je puisse avoir mon sac.