J'en parle

Le bonheur, c’est comme #5

31 août 2015

Danser.

Je triche un peu car j’ai utilisé une photo de mes demi-pointes pour illustrer cet article alors que si je dois vraiment me tenir à un bonheur de la semaine dernière, il s’agit de danse contemporaine. Cependant, ce sont toujours les pointes et demi-pointes de danse classique qui illustrent le mieux la danse.

La semaine dernière, j’ai suivi un stage en danse contemporaine donné par ma prof habituelle dans mon école de danse. C’était l’occasion de reprendre avant la rentrée, et de reprendre en force d’ailleurs puisque j’ai cumulé 6 heures de danse sur 4 jours.

Tu l’as sûrement déjà vu partout, on met un peu la pression sur le sport pour le moment. Avec le TBC (Top Body Challenge), le BBG (Bikini Body Guide) et autres programmes d’entraînement, on revoit du sport partout. Et à part les exercices de ces programmes à faire chez soi, le sport que je vois le plus souvent c’est le running. C’est un sport peu coûteux qui nécessite uniquement d’investir dans de bonnes chaussures. Pas d’abonnement à une salle ou de professeur et d’équipement coûteux à payer. C’est donc un sport très mis en avant dans toutes les thématiques de forme et de bien-être pour son accessibilité. Je déteste le running. Premièrement parce que je m’ennuie quand je le fais. Ensuite, parce que c’est violent comme sport. Les articulations prennent cher. Je trouve ça même étrange de conseiller la course à pieds à une personne en surpoids, dont les articulations souffrent déjà suffisamment à cause du poids supplémentaire à porter. Je me suis souvent sentie comme un OVNI, à cause de mon dégoût de la course à pieds. Qu’est-ce que j’en ai entendu des « il faut t’accrocher au début mais après tu deviens accro ». Je ne suis jamais devenue accro à ce sport là.

Je ne pense pas que nous soyons tous faits pour être sportif comme on nous le vend dans les pages des magazines. Je ne connais que très peu de gens qui aiment et sont bons dans beaucoup de sports. Par contre, je pense que dans toute la variété de sports qui existe, on en a tous un qui peut devenir notre passion. Il suffit de trouver lequel. Pour certains c’est effectivement la course à pieds, d’autres les cours collectifs dans les salles de fitness, ou bien la natation, le hockey, le badminton…

Moi, c’est la danse. (Et le ski, mais c’est un sport qui coûte cher et que je ne pratique que 6 jours par an). Mes premières amours, c’est le jazz. J’en ai pratiqué jusqu’à mes 18 ans et j’ai dû arrêter en entrant à l’Université, faute d’horaire compatible. Cela a été très dur. Pour ne pas trop souffrir, j’ai tourné la page assez violemment et me suis totalement détournée de la danse. Et ce jusqu’en décembre 2013, où j’ai décidé de prendre comme résolutions pour 2014 de m’y remettre. Trouver un cours de jazz pour adultes à Bruxelles dans une école de danse, c’est difficile. Surtout une école de danse proche de chez moi. J’ai donc décidé de tenter la danse contemporaine, que je n’avais jamais fait auparavant. J’ai commencé en janvier 2014. 4 mois après, j’étais sur scène pour un spectacle. Qu’est-ce qu’elle m’avait manqué, la scène…

En reprenant la danse, je me suis retrouvée. C’est avec un énorme plaisir que j’ai donc repris le chemin du studio de danse la semaine passée pour ces 6 heures de danse contemporaine. Que j’ai retrouvé les bleus aux genoux, les écorchures sur les pieds, mais surtout un moyen de m’exprimer. D’oublier aussi les tracas du quotidien.

L’année dernière, il y a eu un cours de jazz dans mon école. Je l’ai adoré. Ce cours m’a redonné confiance en moi. J’ai dû m’accrocher, j’ai dû travailler dur, car c’était un niveau très élevé. Mais les vieux réflexes ont commencé à revenir… Tout doucement… C’est comme le vélo finalement, ça ne s’oublie pas. Malheureusement, ce cours n’est pas reconduit cette année. A la place, j’ai donc commencé le classique cet été. Les positions de la danse classique se retrouvent dans toutes les autres danses que j’ai pratiquées (jazz et contemporain). On entend parler de piqué, de jeté, de détourné, de première position, de quatrième position… On finit par comprendre ce que c’est, sans jamais vraiment l’avoir appris. Avec la danse classique, j’ai envie de revenir à l’essentiel, aux bases. J’ai envie d’ouvrir mon dos bien grand, de me tenir bien droite, d’être moins brusque et maladroite dans mes gestes, d’avoir cette grâce et élégance des danseuses de ballet. Je sais que je ne serai jamais un petit rat d’opéra, mon corps est déjà trop vieux pour ça. Mais je sais que j’ai énormément à apprendre de la danse classique. Une danse qui m’a toujours attirée, mais effrayée par la discipline qu’elle demande. Je pense être aujourd’hui assez mature pour assumer cette discipline. Je pense même en avoir besoin, avoir besoin de ce repère.

En 2016, je retournerai sur scène puisque mon école de danse organise un spectacle tous les 2 ans. Cette fois, j’apparaîtrai deux fois: en danse contemporaine et en classique. Je trépigne déjà d’impatience…