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Le « goût ambiant » : où est la diversité ?

5 mai 2015

Dans mes bras, Garance Doré. Elle a exactement mis le doigt sur ce qui me chiffonne sur la toile et en particulier le milieu lifestyle : le « goût ambiant ».

Ce « goût ambiant » qui serait « ce que tout le monde aime en ce moment, ce que tu vois partout, ce que tu aimes sans vraiment te poser de questions ».

J’ai particulièrement aimé son point sur le style blogueuse instagram. Les mêmes poses, les mêmes mises en scènes, les mêmes objets : jeans blancs ou clairs, marinières empilées, pièces Acne ou Filippa K, café en veux-tu en voilà, des plats healthy, fruits légumes et autres ingrédients photographiés sur table en bois et même ces dernières semaines le bois d’Hal ! Je n’ai jamais autant vu le bois d’Hal sur Internet. Il a suffi d’un article sur la toile pour faire connaître le bois magique à quelques minutes de Bruxelles et voilà que je suis envahie de jacinthes lorsque je parcours les réseaux sociaux. Je suis accro à Instagram, c’est le réseau social que j’aime le plus consulter mais j’ai vraiment dû trouver des comptes un peu différents pour qu’il ne ressemble pas tout le temps à la même chose.

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J’ai testé dernièrement la publication de la photo classique sur mon compte Instagram : la photo publiée en l’honneur du premier jour du mois. « Hello May ». Un brin de muguet, un rond légèrement opaque au milieu de la photo, Hello May écrit en plein milieu. La photo a presque eu deux fois plus de « j’aime » que mes dernières photos. Même celle avec mon chat n’en a pas eu autant (alors que bon… un chat quoi ! ^^).

C’est cependant la conclusion de tout ça qui est la plus frappante : où est la diversité ? Magazines en ligne, sites web, blogs, pages Facebook, comptes Instagram : tous font la course aux likes. Ce n’est pas nouveau. Mais aujourd’hui, la situation en est presque à son paroxysme : tout le monde fait du contenu dont le succès est assuré (comme la photo ci-dessus, que j’aime beaucoup mais où je n’ai pris aucun risque). Si la photo du jean clair photographié de haut, café dans une main fonctionne, allons-y gaiement. Nous sommes cernés par les recommandations forcées, les « si vous aimez ceci, vous aimerez cela », et tous ces contenus nous suivent partout où nous surfons. Tout se ressemble.

Cette absence de diversité me paralyse

Voir la même chose partout, ça tue ma créativité. Je ne sais plus de quoi j’ai vraiment envie de parler moi, en dehors de tout ce qu’on voit partout. Quand j’ai une idée un peu différente, soit c’est l’échec soit je la tue dans l’œuf en me disant que ça ne plaira pas au plus grand nombre. Et si je fais quelque chose de « tendance », j’en viens à me demander pourquoi je l’ai fait vraiment.

Je crois qu’il faut que j’essaie de ne plus penser à tout ça. De parler de ce qui m’intéresse moi, comme je l’ai toujours fait, quitte à être « trop pas goût ambiant ». Ces dernières années, mon travail m’a tellement accaparée que j’en ai délaissé le blog. Au point de ne plus savoir de quoi j’ai envie de parler, et de me poser plein de questions. Et de ne plus savoir qui me lit, qui est toujours là, s’il y a quelqu’un à qui je manque lorsque je n’écris pas.

Si avant j’avais plein d’idées mais pas le temps pour les concrétiser, aujourd’hui c’est l’inverse : je ne sais plus de quoi j’ai envie de parler. Je pense que je vais tenter de laisser libre court à ma spontanéité. Je voyais le blog comme un médium me permettant de parler plus que dans un post Facebook ou une image Instagram et donc comme un moyen d’expression plus travaillé et plus contraignant. Peut-être devrais-je laisser la place à des choses plus courtes et plus spontanées ?

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Vrais amis, faux-amis, vrais-faux-amis et faux-vrais-amis… Comment m’en sortir ?

5 janvier 2010

Petit article de réflexion personnelle, ça faisait longtemps
Qui dit nouvelle année dit bilan de l’année précédente, et en faisant ce bilan j’ai réalisé que ceux que je pense être des amis ne le sont peut-être pas…

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Un ami, c’est sensé être là pour toi en mal comme en bien. J’ai l’impression que dans mon entourage, il y a des personnes qui me considèrent comme leur amie uniquement quand elles vont mal. Et encore. Quand elles vont mal, je dois être là pour les écouter, soutenir, réconforter. Comme si j’étais une personne-clé pour sortir de leur mal-être, alors qu’en fait, ça raconte la même chose à qui veut l’entendre. Ce qui me fait perdre mon temps à écouter et donner des conseils à des gens qui veulent juste vider leur sac et ne prendront même pas le quart du tiers de ce que je conseille en compte.
Et après, quand ces personnes là vont bien, ça t’oublie. Ou ça te dit rapidement que c’est heureux, ça partage son bonheur avec la terre entière donc finalement avec personne en particulier…
Et quand toi tu vas mal, c’est le ponpon parce que tu ne peux pas en placer une puisque tu dois les écouter eux. Et quand tu leur dis que tu vas mal, que tu passes un moment difficile, ils ne prennent pas de tes nouvelles et ne te soutiennent pas.

Un ami ça peut sûrement te décevoir. Ca arrive ces choses-là. Mais comment dire à un ami qu’il t’a déçu, sans le vexer et prendre le risque de perdre son amitié ? Comment lui dire gentiment que son comportement actuel, il te plaît pas trop, mais que c’est pas pour autant que tu ne veux plus de son amitié ?

Et que fait-on des amis qu’il faut sans cesse relancer ? Ceux que tu invites à faire-ci, à faire-ça et qui ne sont jamais là mais ne proposent jamais rien. Ils sont contents quand tu leur envoies la perche, mais il y a un moment où toi aussi tu aimerais bien qu’on te la lance. En amitié, il faudrait de la réciprocité, non ? Tout ne doit pas toujours venir du même côté…

Pourquoi est-ce qu’on s’accroche finalement, à se taire et ne pas dire ce qu’on a sur le coeur dans le but de vouloir préserver un lien qui n’existe peut-être plus ?
J’ai ça dans les deux sens. Des amis avec lesquels je sens que je n’ai plus grand chose en commun, que nos chemins ont pris des voies trop différentes. Mais je ne leur dis pas parce que de temps en temps, ils semblent se souvenir que j’existe, et me considèrent comme une amie à leur manière. Une amie qui a été là, et devrait donc encore l’être. Et d’autres que je ne suis pas sûre qu’ils veuillent encore de mon amitié. Pour lesquels je suis juste une pote, ou une connaissance…  Que j’aimerais bien finalement qu’ils me disent que ce n’est pas parce qu’on a de bons amis en commun qu’on doit être amis, nous aussi.

Je commence à être fatiguée de faire des efforts pour entretenir une amitié qui n’est peut-être plus désirée de l’autre côté, et où les choses ne sont pas dites.
C’est facile de se laisser flotter, se laisser prendre des chemins différents, s’éloigner par la force des choses. Mais après on n’a que des frustrations, que des regrets, car peut-être que si on avait brisé la glace au bon moment on aurait pu sauver cette amitié qui partait à la dérive…

J’ai réalisé que j’avais des amis qui sont là. Si je propose un truc alors que je ne leur ai pratiquement plus parlé depuis des mois, ils viennent, ils sont contents de me voir, me parlent, m’écoutent, où tout est réciproque. Où chaque fois qu’on se voit, peu importe les mois qui sont passés, c’est comme si c’était hier, quand on était inséparables.
Des amis qui eux aussi te tendent la perche, quand tu leur a montré que tu tiens à eux. Parce qu’ils tiennent à toi. Qui sont là quand tu vas mal, qui voient d’ailleurs quand tu vas mal, qui prennent de tes nouvelles, te soutiennent. T’envoient la perche, la laissent dans l’eau, et peu importe si tu ne la prends pas… Ils te la renverront quand tu en auras besoin. C’est avec ces amis là que j’ai envie de m’investir vraiment, donner toute mon énergie…

Mais quand même, j’ai un pincement au coeur et une boule dans le ventre quand je pense à ces amis qui semblent être là, mais que j’ai peut-être déjà perdus…

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A propos de Google Wave…

27 novembre 2009

Aujourd’hui, j’ai l’impression que tous les geeks ont leur invitation. Les femmes vont devoir trouver autre chose…
Crédit photo:
La Bande pas Dessinée

Je me pose une petite question…

Google Wave, en théorie, c’est la grande collaboration entre les utilisateurs, l’outil qui va révolutionner l’e-mail. Fini les « Re: Re: Re: Re: Re: réunion importante » et les « tu m’as pas mis en copie ! j’étais pas au courant ». Un sujet, une collaboration par tous les intéressées, en un seul endroit, visible par tous. C’est beau, sur le papier…

En réalité, ça a donné une personne inscrite d’un côté, une autre de l’autre côté. Dont les réseaux n’ont pas eu d’invitation et mendient comme une foule attendant qu’on lui balance 40 000 euros en petites coupures.

Aujourd’hui, les réseaux se constituent. J’ai Google Wave, mes amis l’ont, mes copains l’ont, pas tous mais une grande partie. Et pourtant, la sauce ne prend toujours pas.

« J’ai une invitation Google Wave mais je n’ai pas encore pris le temps de tester ».
« J’ai reçu une invitation Google Wave, je me suis connecté, je n’ai rien compris ».
« J’y suis sur Google Wave, mais je fais quoi maintenant ? »

Les invitations pleuvent sur Twitter (j’en ai d’ailleurs 8 à offrir sur la page Facebook du blog, si ça vous tente) mais ça ne semble intéresser plus personne. Cela ne se vend déjà plus sur eBay (et ce n’est pas une mauvaise chose d’ailleurs !)

En fait, tout le monde est sur Wave maintenant.

L’engouement pour Google Wave va-t-il retomber comme un soufflé ?
La seule réussite de Google aura donc été de créer un buzz autour d’un produit que personne ne parvient ou n’a la motivation d’essayer voire de comprendre ?
Le manque d’utilisation de Google Wave est-il dû à une mauvaise compréhension du service, ou un manque de réseau (et donc un usage qui ne s’y prête pas) ?
Google Wave n’est-il finalement destiné qu’aux entreprises ?
Doodle restera-t-il le moyen le plus pratique pour convenir de la date d’un événement avec ses potes ?
Facebook restera-t-il le moyen le plus pratique  de faire la promo d’un événement une fois la date décidée ?
Pensez-vous que c’est pareil aux USA ? Ou bien est-ce une spécificité francophone ?

Je trouve ça bien dommage…  Il y a un bel outil qui se cache derrière tout ça. Certes, le service n’est qu’en alpha. Mais l’idée de « Google Wave c’est trop compliqué » circule déjà tellement bien que j’ai peur de ce qui se passera quand il sera disponible en béta. L’inconscient collectif sera-t-il réajustable à ce moment là, ou est-ce déjà trop tard ?

Beaucoup de questions dans cet article. Si vous avez des pistes de réflexion…